Nous n’aurons pas réussi à le convaincre d’effectuer une trentième année… Après 29 ans de carrière comme médecin à Haute-Nendaz, d’abord en solo, rejoint par Laurent Praz, puis depuis six ans au Centre médical de Nendaz, Jean-Olivier Praz pose sa blouse et son stéthoscope pour un départ à la retraite amplement mérité.
Tes innombrables patients perdent plus qu’un médecin, qui en aura vu passer du monde dans son bureau. Ils t’ont confié leurs problèmes de santé autant que leurs soucis privés ou professionnels. Avec certains tu auras partagé les moments joyeux de la vie, pris soin de plusieurs générations, avec d’autres tu auras dû trouver les mots pour annoncer un diagnostic difficile. Même dans les moments plus difficiles, les familles, tes patients pouvaient compter sur toi, certains jusqu’à leur dernier souffle. Tu étais là pour tout ça et tu auras sacrifié de nombreuses nuits, soit de garde, soit en insomnie pour tes chers patients. Tu les aimais et ils te le rendaient bien. Tu n’as jamais compté tes heures pour eux, ni le nombre de plâtres, sutures, etc que tu auras fait en quasi 30 ans, bien soutenu par ta fidèle garde rapprochée, Micheline et Virginie, qui t’ont « pratiqué » toutes ces années. C’est encore pour tes patients qu’en visionnaire, tu as accepté l’aventure de déménager ton cabinet pour ce tout nouveau défi de l’installation en cabinet de groupe, avec la conviction que c’était le moyen de pérenniser la médecine de premier recours sur la commune. C’est au moment où notre équipe trouve son rythme de croisière que tu as choisi de faire escale pour nous laisser aux commandes de ce bateau que, somme toute, tu pilotais en bon capitaine et avec bienveillance pour nous tous.
Pour nous tes collègues, ceux de la première heure et ceux qui t’ont rejoint en route, c’est un moment très particulier que de te voir partir à la retraite. Nous avons eu la chance d’apprendre à tes côtés. Nos échanges nous ont enrichis bien au-delà de la médecine. Nous n’oublierons jamais tes conseils, tes remarques, tes coups de gueule. Comment allons-nous faire sans notre JOP ?
Cher Jean-Olivier, nous te souhaitons, une excellente entrée dans ce nouveau chapitre de ta vie, surtout en santé. Toi, et ton expérience, la vraie (tu comprendras !) nous manqueront indéniablement !
Avec toute notre amitié et notre reconnaissance
Toute l’équipe du Centre Médical de Nendaz
Article paru dans l’Echo de la Printse de décembre 2024